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Éveil de la conscience

Éveil de la conscience

La naissance d’un enfant n’est jamais une erreur. Que la grossesse soit voulue ou pas, rien ne se fait par improvisation. Le genre, le lieu de naissance, le contexte familial, la personnalité des adultes qui vont composer son entourage, jusqu’à son rang dans la fratrie, tout à son importance et sera déterminant pour atteindre, à terme, un objectif bien caché, …

cet objectif sera de rééquilibrer sa nature pour penser juste et être en harmonie tant avec son environnement qu’avec soi-même.

Si l’on considère que toutes nos projections et leurs résultats, du plus douteux au plus mauvais, relèvent de choix décisifs, alors penser juste est loin d’être insignifiant. Quant à la nature de chacun, c’est loin d’être parfait.

Ne perdons pas de vue que nous avons tous été enfants et que ce qui va à présent être expliqué pour celui qui vient de naître s’applique a fortiori à chacun de nous.

Rien n’étant laissé au hasard il devient évident qu’avant la naissance enfant et parents forment déjà une équipe de travail où chacun aura à apprendre « à » l’autre et « de » l’autre.

Le cercle familial choisi pour l’accueillir, aura une utilité nécessairement pédagogique et de ce fait, détiendra toutes les composantes essentielles qui correspondront parfaitement à la nature profonde de ce nouveau venu.

Non seulement il sera contraint de s’y adapter, mais il en sera ainsi à chaque changement d’environnement au cours de sa vie.

Le caractère de ce futur adulte, ses écueils et ses succès vont dépendre de ce contexte à l’intérieur duquel toutes sortes de personnalités viendront confronter son état d’esprit et modeler son intelligence. De cela dépendra son comportement futur.

Tout étant en place il ne manque que l’enfant.

À l’instant zéro, le jour de la naissance, c’est l’effet de surprise, le choc de la rencontre, car aucun, de l’enfant comme des parents, ne se connaît, ne sait à quoi ressemble l’autre.

Pour l’enfant, ce sera la première d’une longue série de rencontres qui s’étendra sur toute une vie, car l’existence n’est faite que de rencontres, de chocs émotionnels qui en découlent et de cas de conscience qui en résultent.

Cet instant zéro est en fait le point de départ de deux réalités :

La première réalité est temporelle, c’est celle du vécu. C’est le point zéro de quelque chose qui démarre à la conception et se termine à la réalisation comme il en est de tous les projets. La naissance est de ceux-là. C’est cette réalité qui nous fait avancer de rencontre en rencontre.

Limitée dans le temps et constituée de souvenirs, croyances et théories diverses elle s’efface définitivement au terme de l’existence. Elle n’a d’autre intérêt que ce que chacun veut bien lui accorder.

La deuxième réalité est intemporelle, c’est celle de la conscience. C’est le point zéro de quelque chose qui existait avant nous et continuera d’exister après. Elle se matérialise par un choc émotionnel qui modifie notre vision de l’existence lors d’un événement en particulier .

L’accouchement vécu par les parents est de ceux-là. Il y en a eu avant eux et il y en aura après, mais eux ne prendront conscience de son importance qu’au moment précis où se manifeste la présence de leur enfant. Ils ne sont qu’un instant sur le fil du temps.

Cette deuxième réalité s’applique à tous les enseignements tirés de la première qui, au fil de l’existence, se capitalisent en venant s’ajouter aux acquis, ceux d’avant la naissance. Elle enrichit nos connaissances fondamentales qui constituent notre patrimoine intellectuel.

Au terme de l’existence, cette deuxième réalité, perdure en « nous », dans ce que nous sommes véritablement au-delà du corps physique, l’âme selon l’expression utilisée. C’est l’intelligence des futurs génies qui naîtront un jour et que chacun peut espérer devenir.

Les premiers jours, l’instant où tout se joue.

Au moins jusqu’à sa phase adulte, l’intellect de l’enfant est soumis à une pluie d’informations très variées, de la plus utile à la plus nuisible qui va des principes et idéaux familiaux à l’expérience ou superstitions des anciens en passant par les traditions, la scolarité, et bien évidemment les croyances de toutes sortes et les convictions de chacun.

Certaines séquences seront essentielles à certains moments, mais plus à d’autres pour être devenues obsolètes, voire carrément impossibles à reprendre. Lorsque ces périodes sont ratées et bien qu’il reste toujours quelque chose d’utile, ces carences génèrent principalement de l’immaturité.

À l’inverse, un évènement qui peut s’avérer être sans intérêt sur l’instant aura son importance le moment venu, parfois des années plus tard.

Tous les acteurs de ce processus auront un impact direct sur le mode de penser de l’enfant. Ils vont l’influencer, le conditionner, l’enfermer ou l’épanouir, mais tous seront d’une importance capitale pour sa maturité et son évolution.

Manifestement incapable de vérifier la fiabilité de ce qu’il voit ou entend, l’enfant fait confiance à ce qui va nécessairement constituer au fil du temps un système de référence qui va conditionner ses choix et ses décisions.

Beaucoup de ces informations sont essentielles, mais simultanément, l’intellect est infiltré de théories fantaisistes, voire irréalistes qui sont loin d’être inoffensives. Elles bloquent insidieusement, souvent pendant des années, tout mécanisme de réflexion.

L’enfant, bien malgré lui, va progressivement perdre sa capacité de discernement. Au-delà de sa volonté, l’intérêt qu’il accordera à ces concepts futiles, préjudiciables, voire nuisibles, dépendra de sa vraie nature et de ce qu’il en fera.

La réflexion ayant fait place au conditionnement, l’altération de ses repères intuitifs essentiels cause en grandissant des dysfonctionnements générant en boucle des défaillances d’analyses qui s’aggravent avec le temps. Le mode de penser est pollué.

La perception subjective de la réalité se traduit par des schémas comportementaux redondants qui poussent à commettre des erreurs parfois lourdes de conséquences.

C’est l’incompréhension la plus totale alors que « tout » est fait, en théorie du moins, pour être en phase avec les objectifs fixés, ou pour que cela soit, « comme il faut » pour les atteindre.

Ce sont ces défaillances qui font considérer comme vraies des assertions foncièrement fausses et qui, de ce fait, alimentent les systèmes de croyances qui éteignent l’intellect.

C’est l’instant où tout ce qui s’est fait va devoir se défaire pour effacer l’empreinte apposée depuis des années sur un enfant qui, adulte, devra recouvrer sa personnalité.

Ce sera le travail de toute une vie et il n’est pas simple.

Pour chaque décision, il faudra choisir entre céder à la facilité ou affronter la difficulté. Il faudra penser juste pour éviter que l’événement ne se reproduise et ne pas avoir ainsi à revivre la même situation.

La bonne décision surmonte les influences, s’oppose au conditionnement et corrige la nature défaillante en obligeant à briser les verrous intellectuels. Lorsqu’elle sera prise, l’événement prendra alors tout son sens et le résultat sera atteint au-delà de toutes espérances.

Prendre conscience c’est sculpter notre véritable nature pour en parfaire l’équilibre, c’est refuser de suivre aveuglément ce que dicte l’affectif ou l’instinct, appelé selon le cas, bien ou mal, force ou faiblesse.

Il s’agit d’état d’esprit, de mentalité, de recul, de sagesse, bref, du bon fonctionnement de l’esprit selon le mode d’emploi prévu à cet effet.

En théorie, le champ des possibilités de l’intellect est très large. En pratique, nous n’utilisons qu’une infime partie de ses fonctionnalités, car la façon dont chacun utilise sa tête pour réfléchir, analyser et décider ne repose en fait que sur des fonctions élémentaires.

Ce mode d’emploi relève de l’axiologie, cela s’apprend et c’est accessible à tous, quel que soit l’âge. 

Sur un plan plus pratique et avec l’aide du spécialiste, l’axiologie répare les dysfonctionnements du mode de penser, développe la capacité de discernement et préserve l’équilibre intellectuel.

Denis Notari — nov. 2020

Denis Notari

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